à 3 • Jean-Philippe Rameau • Pièces de Clavecin en Concerts

Jean-Philippe Rameau
Intégrale des Pièces de Clavecin en Concerts

« Un travail d’orfèvre sensible et illuminé par l’intelligence. Les Timbres nous livrent une éblouissante leçon de musique de chambre (…) ». Diapason

Le succès des Sonates qui ont paru depuis peu, en Pieces de Claveçin avec un Violon, m’a fait naître le dessein de suivre à peu près le même Plan dans les nouvelles Pieces de Claveçin que je me hazarde aujourd’hui de mettre au jour : j’en ai formé de petits Concerts entre le Claveçin, un Violon ou une Flute, & une Viole ou un 2e Violon ; le Quatuor y regne le plus souvent.”  Jean-Philippe Rameau, Avis aux Concertants

Ce programme est intimement lié à l’identité artistique des Timbres. Le premier disque de l’ensemble, consacré à l’intégrale de ces Pièces de Clavecin en Concerts, reçoit d’emblée l’éloge de la presse et la distinction d’un « Diapason d’or » pour « avoir saisi toute la dimension poétique d’une œuvre singulière ».

Avec

Yoko Kawakubo violon
Myriam Rignol viole de gambe
Julien Wolfs clavecin

Programme

Ce programme peut être adapté avec d’autres œuvres de Jean-Philippe RAMEAU, notamment ses cantates pour soprano (Orphée, cantate pour le jour de la Saint-Louis, etc.) avec Elodie Fonnard / Julia Kirchner.

Jean-Philippe RAMEAU (1683 – 1764)
Pièces de Clavecin en Concerts, avec un Violon ou une Flûte, et une Viole ou un deuxième Violon, Paris, 1741

Premier Concert
La Coulicam, Rondement
La Livri, Rondeau gracieux
Le Vézinet, Gaiement, sans vîtesse

Deuxième Concert
La Laborde, Rondement
La Boucon, Air gracieux
L’Agaçante, Rondement
Premier Menuet – 2
e Menuet

Troisième Concert
La Lapopliniere, Rondement
La Timide, P
er Rondeau gracieux – 2e Rondeau gracieux
Per Tambourin – 2e Tambourin en Rondeau

Quatrième Concert
La Pantomime, Loure vive
L’Indiscrette, Vivement
La Rameau

Cinquième Concert
Fugue La Forqueray
La Cupis, Air tendre
La Marais, Rondement

Revue de presse

« Cohésion totale du trio »

Évariste de Monségou,
Muse Baroque, décembre 2014

NOTE MUSE BAROQUE : OR

« Pour son premier disque, le jeune ensemble Les Timbres ne craint pas de s’affronter à l’un des recueils de musique de chambre les plus redoutables du répertoire. Les jeunes instrumentistes considèrent cet ouvrage à la fois comme le dernier livre de pièces de clavecin de Rameau et comme les premiers trios à clavier, préfigurant Haydn, Mozart, Beethoven et Schubert.

De ces pièces de genre évoquant, un lieu, une personnage ou un caractère, selon un investissement d’une belle fraîcheur, Les Timbres en font une conversation intime, proche de la confidence avec la maîtrise d’une maturité déjà bien établie. Ils parcourent cette galerie de portraits à la fois familiers et étonnants avec grand naturel comme une plaisante et curieuse promenade, rendant la musique de Rameau aussi élégante que caractérisée. Avec une cohésion totale du trio, on apprécie leur liberté de parole où violon et viole fusionnent parfois tandis que le clavecin donne le cap sans pesanteur.

Ce premier essai fort réussi nous donne une magnifique leçon de musique de chambre. »

« Éblouissante leçon de musique de chambre »

Philippe Ramin,
Diapason, avril 2020

DIAPASON D’OR

« Les Timbres, ensemble récompensé au Concours de Bruges en 2009, n’appelle de manière générale que des éloges. La fluidité de la proposition musicale, l’attention portée au discours et aux équilibres nous valent un Rameau à la fois très élégant et très caractérisé. La précision des cordes est très aboutie sur le plan de la justesse, les registres voisins sont parfaitement fusionnés (quand l’aigu de la viole flirte avec le violon), ce qui permet au clavecin, meneur de jeu dans l’écriture de Rameau, de parler avec toute la liberté souhaitable.

Les musiciens ont saisi toute la dimension poétique d’une œuvre singulière. Dans La Vezinet, ils désamorcent la virtuosité au profit d’un tendre amusement ; ils creusent les modulations tout à tout enjouées et inquiètes de La Laborde, assouplissent les nobles postures de La Boucon. Un travail d’orfèvre sensible et illuminé par l’intelligence.

Quand il faut divertir, le trio dévoile une palette inédite. Les Tambourins comptent parmi les plus brillants et les plus colorés de la discographie.

Les Timbres nous livrent une éblouissante leçon de musique de chambre. »

« Quintessence de la musique de chambre »

Frédéric Degroote,
Agora Vox, septembre 2014

UN GRAND DISQUE

« La version qu’en donne Les Timbres est d’emblée admirable. Les premières mesures donnent le ton tant dans la cohésion du trio que la liberté de parole, et il est d’autant plus réjouissant de le signaler que c’est le premier disque de l’ensemble. Cinq ans après leur Premier Prix obtenu au Concours International de Bruges, ils mettent la barre très haut en proposant un discours lumineux et fluide ainsi qu’une énergie favorisant cette lecture tout en relief. Ecoutez le dialogue des cordes ou l’autorité et la tendresse du clavecin de Julien Wolfs. Tout semble facile sous leurs doigts et archets alors que c’est l’un des recueils de musique de chambre les plus redoutables. Désarmante La Cupis, brillante L’Agaçante, gracieuse La Boucon rendue à sa juste valeur, tout ceci est frais, enjoué, équilibré ; les intentions sont diablement précises et la conduite des phrases d’une clarté limpide comme en témoigne la Fugue La Forqueray.

Virtuose La Rameau ? Jamais trop car le trio sert cette musique en musiciens sensibles, tapissant ces mouvements de fusion entre viole et violon comme autant de possibilités de mettre en valeur la science harmonique de Rameau. A noter que la viole de gambe de Myriam Rignol, copie de l’instrument conservé à la Cité de la Musique de Paris, possède huit cordes au lieu de sept afin de simplifier le registre aigu mis à contribution dans ces pièces. Autant de petit détails qui honorent ce (grand) disque d’une force poétique troublante. Une certaine quintessence de la musique de chambre en somme. »

« Rameau en confidence »

Jean-Christophe Pucek,
Passée des arts, octobre 2014

MAÎTRISE ET MATURITÉ

« Pour son premier disque, l’ensemble Les Timbres a choisi de se conformer strictement à l’effectif précisé sur le frontispice de l’édition de 1741 et de jouer sans détour la carte de la proximité qu’offre ce dispositif. Cette option se révèle payante, car elle est défendue par un trio de musiciens qui, non content de nous apporter la fraîcheur du regard et l’investissement que l’on est en droit d’attendre de la part de jeunes interprètes, nous étonne par sa maîtrise et sa déjà tangible maturité.

Tout, dans cette réalisation, semble avoir été soigneusement pesé et pensé, et c’est en confidence, au sens ancien de confiance intime de ce mot, qu’elle nous est offerte ; sans une once d’arrogance et nulle de ces poses déjà ringardes à vouloir paraître trop branchées adoptées par certains de leurs confrères trop soucieux de leur apparence, les trois compères nous prennent par la main en toute simplicité et nous entraînent dans une galerie de portraits à la fois fantasques et familiers que l’on parcourt à leurs côtés avec un plaisir qui ne s’effiloche pas au fil des écoutes.

Le violon charmeur avec juste ce qu’il faut de mordant de Yoko Kawakubo, la viole moirée et chaleureuse de Myriam Rignol, le clavecin précis et pétillant de Julien Wolfs méritent certes des éloges individuellement, mais on a surtout envie de saluer la belle entente qui règne entre eux et leur permet de trouver en permanence le ton juste et de dialoguer de façon naturelle, nous rappelant au passage que dans la France de Rameau, la conversation était un art. »